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l’Aviron Bayonnais passe à la mode Machenaud

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Maxime Machenaud n’a pas encore apprivoisé le groupe promu, et pour cause. Il vivait en marge depuis la préparation estivale et une déchirure au mollet droit. « C’était doublement frustrant, souffle-t-il. Il y avait la blessure, et le fait d’arriver dans un nouveau club mais d’être à l’écart. Les relations, tu les crées sur le terrain, à l’entraînement… Moi, j’étais limite plus proche des prépas physiques et des kinés, c’est ça qui est malheureux. Enfin, malheureux… J’ai beaucoup accroché avec eux. » L’éclat de rire traduit un soulagement. L’emploi du passé souligne la fin de cette parenthèse et le véritable début de l’aventure. Le Bordelais de naissance sera remplaçant de Guillaume Rouet, ce samedi dans le groupe de l’Aviron.

« Je le pique sur sa façon de s’habiller et sur les nombreuses photos de son corps postées sur Instagram. Il y a sans doute un peu de jalousie de ma part »

C’est « un petit clin d’œil » pour une « grande histoire ». Celle qui relie Maxime Machenaud à l’UBB, son club formateur. Il a joué son dernier match avec le Racing contre Bordeaux. Il jouera son premier avec Bayonne contre Bordeaux. « Il y a toujours des petits trucs qui me relient à ce club à part pour moi. »

Zone de confort

Dix ans au Racing et soudainement, une envie de changement. Ni « routine », ni « lassitude », simplement le sentiment « de la fin de quelque chose ». Nolann Le Garrec prenait un peu plus d’ampleur à son poste, « ce qui est tout à fait logique ». Machenaud a ressenti le besoin de « sortir de sa zone de confort ». « Si dans ma tête, ce n’était pas vraiment clair et évident, c’est qu’il fallait que je change. »

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Revenu cet été au Pays basque, l’ouvreur mauléonnais (33 ans, 28 sélections) va découvrir la ferveur de Jean-Dauger, ce samedi face au Racing (17 heures). Son recrutement n’est pas passé inaperçu, sur le marché des transferts comme dans le vestiaire bayonnais

Le choix fut vite fait, à l’automne dernier, en concertation avec son épouse Sophie, et leurs trois enfants, Gaspard (8 ans), Augustin (bientôt 6 ans) et Sacha (2 ans). Direction Bidart pour la vie de famille, et Jean-Dauger pour trois saisons. Alors à Lyon, Pierre Mignoni a tenté le coup. Philippe Tayeb a eu le dernier mot. Le joueur n’avait pourtant pas l’assurance de disputer le Top 14. « J’ai senti que c’était ce challenge qu’il me fallait, cette région, cet engouement, raconte le numéro 9, passé aussi par Agen (2010-2012). Je n’ai jamais connu un club avec une grosse ferveur. En dix ans au Racing, j’ai vécu d’énormes choses, avec des supporters qui étaient là mais pas aussi nombreux qu’ici. Ce n’est pas une région rugby. J’avais envie de retrouver ça. C’était le premier critère avec le sportif. Après, on nous a dit que du bien de cette région, et je peux le confirmer. »

Concurrence

De quoi accréditer la thèse de la fin de carrière dorée au soleil, pour quelques mauvaises langues. C’est faux, il pleut toujours au Pays basque. Surtout, l’international français n’envisage pas les choses sous cet angle. « Je n’ai pas forcément à prouver à qui que ce soit, si ce n’est à moi-même. Je suis toujours en quête de progresser. Je serai à la retraite quand j’arrêterai le rugby. Ce sont toutes les attitudes au quotidien, à l’entraînement, l’investissement, qui montrent que t’as encore envie d’être performant. Ça passera aussi en match. Les gens voient surtout ça. »

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Émilie Drouinaud

Ses entraîneurs, eux, ont déjà décelé le bourreau de travail. « Max, c’est une présence, un exemple, apprécie Gerard Fraser, l’entraîneur des trois-quarts. Il est très sérieux, exigeant envers lui-même, et sans doute avec les autres sur le terrain. » Réponse ce samedi. Le manager Grégory Patat a hâte. « Max a l’expérience de la gestion des fins de match. C’est un des meilleurs buteurs de Top 14. Il défend fort sur l’homme. C’est un joueur complet et il a envie de performer avec l’Aviron. Lui, comme Camille (Lopez), a connu le très haut niveau, l’équipe de France. Ils vont nous apporter de l’expérience. » 66 ans et 66 sélections à eux d’eux. Si l’âge est réparti de manière équitable, Machenaud prend l’avantage au nombre de capes (38).

« Si dans ma tête, ce n’était pas vraiment clair et évident, c’est qu’il fallait que je change »

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