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la remontée de l’Aviron Bayonnais en Top 14 bénéficie à toute la ville

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Top 14 : l’Aviron Bayonnais passe à la mode Machenaud

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Après dix ans au Racing, Maxime Machenaud (33 ans) s’est offert un nouveau challenge en rejoignant le promu bayonnais. De retour de blessure, le demi de mêlée international entame son aventure ce samedi, face à Bordeaux-Bègles, son club formateur

« C’est logique en même temps, témoigne Stéphane Elmont, le patron de Côtes et Mer (ex-Brasserie de l’Aviron Bayonnais) : tu passes d’un match en semaine le soir en Pro D2 à une rencontre programmée le samedi après-midi en Top 14, tu ne peux qu’avoir plus d’affluence en ville, même si, en Pro D2, on avait déjà beaucoup de monde les soirs de matches, on affichait souvent complet pour les gros rendez-vous. Un match de rugby le samedi a le même impact qu’un jour de fête ou de foire en ville, ça engendre des rassemblements impressionnants. »

7 000 abonnés

L’Aviron Bayonnais attire à chaque match une foule record. Cela ne date pas d’hier. Le club a dépassé plus de 130 fois les 10 000 spectateurs à Jean-Dauger. Son record, non officiel : 18 840 contre le Stade Toulousain (défaite 12-9), en 2009. “Nous avions une capacité maximale à 16 993, c’est le record », précise Alexandre Aubert, le directeur général de l’Aviron Bayonnais. La saison passée, le club ciel et blanc affichait, sans équivoque, la meilleure affluence de Pro D2 : avec 9 590 spectateurs en moyenne par rencontre, Bayonne caracolait en tête devant Grenoble (7 575 spectateurs) et Vannes (7 471 spectateurs).

« Nous favorisons nos abonnés en leur offrant une politique tarifaire agressive et des prix d’appel bas, plus on achète tôt, moins c’est cher »

« Aujourd’hui, à l’instant T, détaille le DG du club, nous sommes dans une période transitoire avec un stade en travaux, nous venons d’inaugurer une nouvelle tribune, la sud, et notre jauge intermédiaire avant le résultat final sera de 14 200 personnes. L’objectif est qu’il soit plein tout le temps, pour tous les matches, rempli à la fois par le grand public et le tissu économique. »

Ce retour en Top 14 a une conséquence visible pour le club pro : il a déjà 7 000 abonnés. « Nous favorisons nos abonnés en leur offrant une politique tarifaire agressive et des prix d’appel bas, plus on achète tôt, moins c’est cher », dit Alexandre Aubert. Le taux de remplissage des espaces d’hospitalité affiche 97 %. Il est compris dans le chiffre des abonnés. « Et il ira en progressant dans la saison car nous aurons de nouveaux espaces réceptifs pour la phase retour. »

600 places demandées par La Rochelle

L’autre atout de la remontée en Top 14, c’est aussi le retour des supporteurs des « gros » clubs comme Bordeaux-Bègles, La Rochelle ou Toulouse. « Ils ont des publics qui se déplacent pour le week-end sur la Côte basque, note Sébastien Oudill, le chef cuisinier et propriétaire de l’Hôtel des Basses Pyrénées. Des Bordelais ont réservé des chambres dès le vendredi soir ; ils iront le matin faire les courses de l’autre côté, voir l’océan à Biarritz avant de revenir pour le match et dîner à Bayonne ! C’est toute l’économie du Pays basque qui profite d’un club en Top 14, c’est indéniable. »

« Le Stade Rochelais nous a déjà demandé 600 places, dévoile Alexandre Aubert. Avec les Toulousains, c’est le public qui se déplace le plus chez nous. » Il y a aussi ces supporteurs annonceurs qui se payent un déplacement VIP à Bayonne. Comme récemment avec le Racing 92. « Nous avons eu au restaurant de nombreux clients parisiens, avec un tel horaire, à 17 heures, le samedi, tu bosses autant le midi que le soir, c’est du sport ! », confirme Lionel Elissalde, le chef cuisinier de Chez Martin, lequel s’occupe avec ses associés (Sébastien Oudill et Sébastien Gravé) de l’hospitalité au Palco, derrière la tribune officielle.

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