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EN DIRECT – Invasion russe: le chef de l’ONU réclame une enquête sur le «catalogue de cruautés» en Ukraine – Libération

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Guerre entre l’Ukraine et la Russiedossier

Au 211e jour de guerre en Ukraine, les belligérants sont parvenus au plus important échange de prisonniers depuis le début du conflit. Après la déclaration de mobilisation partielle de Poutine et ses menaces atomiques, le président français appelle à «protéger l’Ukraine».

En résumé :

– Russes et Ukrainiens ont conclu un accord d’échange de prisonniers, le plus important depuis le début du conflit. 215 personnes sont libérées par la Russie en échange de 55 prisonniers libérés par l’Ukraine, dont l’ex-député Viktor Medvedtchouk, un proche de Poutine.

– Le Haut représentant de l’UE pour la politique étrangère Josep Borrell a affirmé mercredi soir que les 27 examinaient de nouvelles sanctions contre la Russie après «l’escalade» annoncée par Moscou.

– Mercredi, Vladimir Poutine a pris la parole à la télévision russe pour décréter «la mobilisation militaire partielle» en Russie. Dans plusieurs villes du pays, les citoyens russes sont dans la rue pour manifester leur opposition à la guerre. Plus de 1 000 personnes ont été arrêtées. Retrouvez ici les informations essentielles de la journée d’hier.

17h00

La capacité de livraison de gaz de l’Espagne vers la France accrue d’un cinquième. Le gouvernement espagnol a fait cette annonce, grâce à des travaux réalisés au Pays basque sur l’un des deux pipelines reliant les deux pays. L’Espagne possède actuellement deux connexions avec les gazoducs français, à Irun (Pays Basque) et à Larrau (Navarre). Ces travaux vont permettre à l’Espagne, qui dispose de la plus grande capacité de regazéification de GNL en Europe, d’«accroître de façon importante ses capacités d’envoi de gaz», a déclaré la ministre de la Transition écologique, Teresa Ribera, lors d’un déplacement à Irun, au pays basque espagnol (nord du pays). «Aux portes d’un hiver qui s’annonce compliqué» sur le plan énergétique dans de nombreux pays d’Europe en raison du conflit en Ukraine et de ses retombées, il est important de «réduire notre dépendance» au gaz russe et de «chercher des alternatives», a-t-elle ajouté.

16h31

Il faut enquêter sur le «catalogue de cruautés» en Ukraine, réclame le chef de l’ONU. Le secrétaire général des Nations Unies lance cet appel jeudi aux investigations jeudi, lors d’une réunion du Conseil de sécurité sur l’«impunité» des crimes commis depuis l’invasion du pays par la Russie. Les rapports des services humanitaires de l’ONU «sont un catalogue de cruautés : exécutions sommaires, violence sexuelle, torture et autres traitements inhumains et dégradants contre les civils et les prisonniers de guerre», déclare Antonio Guterres à l’ouverture de cette réunion à laquelle participe notamment le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

16h08

L’Allemagne est prête à accueillir des déserteurs russes. Le pays est prêt à accueillir les citoyens russes qui fuient la guerre, menacés «de grave répression», a dit la ministre allemande de l’Intérieur Nancy Faeser dans un entretien paru jeudi, au lendemain d’une annonce de mobilisation de réservistes russes pour combattre en Ukraine. «Celui qui s’oppose courageusement à Poutine et se met ainsi en grand danger peut demander l’asile politique en Allemagne», a-t-elle déclaré dans cette interview à l’édition dominicale du journal Frankfurter Allgemeine Zeitung, tandis que le ministre de la Justice Marco Buschmann a déclaré dans un tweet que les Russes fuyant leur pays étaient «les bienvenus».

15h48

Viktor Orban veut une levée des sanctions de l’UE d’ici fin 2022. Le Premier ministre nationaliste hongrois, qui blâme régulièrement les sanctions de l’Union européenne (UE) contre la Russie, veut obtenir leur levée d’ici décembre, rapporte jeudi un journal pro-gouvernement. Lors d’une réunion interne du parti au pouvoir Fidesz, le dirigeant a appelé ses troupes «à faire tout leur possible pour s’assurer que l’Europe lève les sanctions au plus tard avant la fin de l’année», écrit Magyar Nemzet, au moment même où Bruxelles en envisage de nouvelles.

15h28

La ministre suédoise des Affaires étrangères condamne les arrestations de manifestants en Russie. Ann Linde, ministre suédoise des Affaires étrangères, a condamné ce jeudi les arrestations de manifestants anti-guerre en Russie après que le président Vladimir Poutine a ordonné le premier recrutement militaire du pays depuis la seconde guerre mondiale. Sur Twitter, Ann Linde a qualifié les manifestants de «courageux» et leur a voué un «profond respect».

15h02

Le ministre des Affaires étrangères ukrainien invité du Late Show américain. «Nous prouvons au monde entier que nous savons comment gagner et que nous allons gagner», a déclaré le ministre des Affaires étrangères ukrainien Dmytro Kuleba hier soir sur CBS. Invité de Stephen Colbert sur son Late Show, le ministre des Affaires étrangères a été reçu par une standing ovation et de multiples salves d’applaudissements à chaque intervention. Au sujet des référendums d’annexion et du futur des territoires occupés concernés par ce vote, le ministre a rappelé que les soldats ukrainiens allaient continuer de se battre. «Pour nous, tout ça ne veut pas dire grand-chose. Nous allons continuer de nous battre. [Vladimir Poutine] peut dire ce qu’il veut, faire ce qu’il veut […] C’est notre terre. Notre peuple. Nous reprendrons chaque mètre carré de notre territoire», a déclaré le ministre.

Interrogé par Colbert sur le moral des troupes ukrainiennes, Kuleba a salué les civils ukrainiens libérés dans des territoires jusqu’alors occupés. «Certains sont venus voir nos soldats pour leur dire qu’ils avaient failli perdre l’espoir de les revoir. Il y avait des scènes de joie avec des larmes, raconte Kuleba. Rien n’inspire plus que cela […] Mais certains vivent toujours dans des territoires occupés par l’ennemi et continuent d’attendre la libération».

14h55

Le ministère de l’énergie russe ordonne à ses travailleurs de se conformer aux ordres de Vladimir Poutine. Quelques heures seulement après l’annonce du président russe de mettre en vigueur la mobilisation militaire partielle, le ministère russe de l’énergie a envoyé une lettre aux entreprises énergétiques, minières et de traitement de minerais du pays. Le but : leur demander de se respecter l’ordre du président Poutine. Adressé aux entreprises les plus puissantes du pays et signée par le vice-ministre de l’énergie Pavel Sorokin, le document rappelle que «la majorité des travailleurs de l’industrie répondent aux exigences militaires requises et ont également une expérience de la conscription dans les forces armées de l’URSS et de la Fédération de Russie». Au cours des deux prochaines semaines, tous les hommes travaillant dans l’industrie auront un jour de congé pour s’inscrire dans les bureaux de recrutement, indique le ministère. «Dans la période allant du 22 septembre 2022 au 5 octobre 2022, dans le but de préciser les chiffres, tous les employés masculins à 100 % de vos entreprises doivent se présenter aux commissariats militaires de leurs lieux de résidence […]», précise enfin la missive.

14h06

1 million de Russes mobilisés ? Selon un article du journal indépendant russe Novaya Gazeta, la Russie prévoit en vérité de mobiliser 1 million de personnes pour sa guerre en Ukraine. Peu après l’annonce de Poutine mercredi matin sur la mobilisation militaire partielle, le ministre de la défense Sergueï Choïgou avait précisé que 300 000 Russes seraient appelés dans le cadre de la mobilisation qui s’appliquera à «ceux qui ont déjà une expérience militaire». Or, selon une source anonyme au sein du gouvernement citée dans un article publié ce jeudi par Novaya Gazeta, un journal russe indépendant en exil, le véritable plan de l’armée Russe consiste à appeler un million de personnes. Au journal, cette source a déclaré qu’un septième paragraphe classifié du décret, signé par Poutine mercredi, autorise le ministère russe de la défense à appeler un million de personnes. «Le chiffre a été corrigé plusieurs fois, et au final, ils se sont mis d’accord sur un million», a souligné la source.

13h39

La France va continuer de soutenir l’Ukraine. S’exprimant à l’issue d’une réunion avec son homologue allemande Christine Lambrecht, le ministre français de la défense Sébastien Lecornu a annoncé que le pays allait continuer de soutenir l’Ukraine en matière d’armement et de formation. Il a toutefois souligné que la France avait besoin d’une coopération au sein de l’alliance de l’OTAN pour poursuivre son soutien à Kyiv.

13h07

Le coût de l’invasion russe en Ukraine s’élève à 1 000 milliards de dollars pour l’Ukraine. Lors d’une conférence organisée par le Conseil allemand des affaires internationales, le conseiller économique du président ukrainien Oleg Ustenko a estimé que le coût pour l’Ukraine de l’invasion russe, déclenchée le 24 février, est estimé à près de 1 000 milliards de dollars. «Dans les premiers jours de l’agression, les Russes ont détruit pour 100 milliards de dollars de nos actifs», a indiqué le conseiller économique du président ukrainien, Oleg Ustenko, lors d’une conférence organisée par le Conseil allemand des affaires internationales.

«Ce montant est désormais bien plus élevé que cela. Nous parlons de coûts directs et indirects que nous avons déjà subis en Ukraine de près de 1 000 milliards de dollars», a-t-il estimé, soit l’équivalent d’environ «cinq PIB annuels». Pour l’année en cours, les autorités ukrainiennes «s’attendent à une baisse importante de notre PIB», estimée «entre 35 et 40 %, soit la plus forte baisse de notre PIB depuis 1991», a également déploré Ustenko.

12h52

Six morts dans une frappe à Donetsk, annoncent les autorités prorusses. Au moins six personnes ont été tuées et six autres blessées jeudi dans une frappe ayant touché un marché à Donetsk, bastion des séparatistes prorusses dans l’Est de l’Ukraine, a annoncé le chef de l’administration locale pro-Moscou. «Selon les informations que l’on reçoit, six personnes sont mortes et six blessées dans le bombardement du marché Kryty», a indiqué sur Telegram Alexeï Koulemzine. Les médias séparatistes ont diffusé des images montrant un bus calciné et un cadavre ensanglanté sur la route, au milieu de bris de verre.

12h14

L’OSCE s’alarme de la répression en Russie. Ce rapport ne pouvait pas mieux tomber. Après le millier d’arrestations survenu hier soir suite aux manifestations anti mobilisation militaire en Russie, l’organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) s’alarme dans un rapport publié ce jeudi de l’intensification de la répression depuis l’invasion de l’Ukraine. «La répression s’est progressivement accentuée depuis 2012 et a atteint son point culminant avec les lois adoptées après le début de la guerre», notent les analystes dans ce rapport de plus de 120 pages qui évoque «un climat de peur et d’intimidation».

Depuis mars, une loi rend la diffusion de «fausses informations» sur les forces armées russes désormais passible de 15 ans de prison. Cet arsenal juridique a pour effet de pousser les ONG, militants, défenseurs des droits humains, avocats et journalistes «à réduire ou abandonner leurs activités, voire à quitter leur pays», est-il écrit. Le texte doit être présenté dans la journée au Conseil permanent de l’OSCE.

12h05

Kyiv détaille son plan pour la paix énoncé devant l’ONU. «Châtiment». Par quinze fois, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a utilisé le mot «châtiment» dans son allocution vidéo diffusée hier soir lors de l’Assemblée générale de l’ONU à New York. Il a exigé un «juste châtiment» contre l Russie, appelant à la mise en place d’un tribunal spécial. Zelensky aussi appelé à la création d’un fonds de compensation pour l’Ukraine et estimé que la Russie devrait être privée de son droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU. «Chaque État victime d’une agression armée doit avoir la possibilité de protéger ses citoyens et de libérer son territoire. S’il a besoin d’aide en matière d’armes ou d’obus – il faut la lui fournir. S’il a besoin d’une aide financière, elle doit être donnée», a-t-il lancé.

Dans un tweet publié ce jeudi matin, Oleksii Makeiev, diplomate ukrainien chargé de la politique sur les sanctions au ministère des Affaires étrangères, a précisé «la formule de paix» déclinée par son président hier soir. «Cinq conditions pour la paix» : punir les crimes, protéger la vie, restaurer la sécurité et l’intégrité territoriale de l’Ukraine, des garanties pour la sécurité du pays et la détermination de l’Ukraine à résister et du monde à la soutenir.

11h44

Selon l’Ukraine, la Russie a enregistré 400 victimes sur le front en 24 heures. Dans le dernier décompte réalisé par l’état-major de l’armée de terre ukrainienne, près de 400 militaires ont perdu la vie côté russe au cours des dernières 24 heures, ce qui porterait le nombre total de victimes russes à environ 55 510 depuis le 24 février, date du début du conflit.

Hier, le ministre russe de la Défense, Sergueï Shoigu a évoqué des qui s’élevaient à un peu moins de 6 000 personnes au cours de ce qu’il a appelé «l’opération militaire spéciale» de la Russie. Le bilan des victimes réalisé par l’armée ukrainienne inclut très probablement les morts parmi les combattants séparatistes des républiques populaires de Donetsk et la République populaire de Louhansk. Néanmoins, l’écart entre les deux chiffres avancés reste très important.

11h30

Le président ukrainien demande plus de soutien à ses forces armées. Dans son allocution quotidienne partagée sur Facebook, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a donné des informations sur les récents succès de ses troupes. «Aujourd’hui, je tiens à souligner le courage de la 81e brigade d’assaut aéroportée séparée qui a libéré des localités de la région de Donetsk. Et aussi la 93e brigade mécanisée séparée – pour la défense héroïque de Bakhmut et Soledar». Une nouvelle fois, il a appelé à plus de soutien pour son armée, «plus de soutien pour le renseignement, pour les forces d’opérations spéciales […], pour tous ceux qui restaurent progressivement notre intégrité territoriale».

Quelques instants plus tard, dans une vidéo partagée sur son compte Instagram, Volodymyr Zelensky a salué l’échange de 215 personnes libérées par la Russie en l’échange de 55 prisonniers libérés par l’Ukraine. «C’est définitivement une victoire pour notre Etat, pour notre société tout entière. Et surtout, pour 215 familles qui pourront retrouver leurs proches en toute sécurité», a écrit le président ukrainien.

10h51

Des premières images d’hommes russes partant pour le front. Alors que le président Vladimir Poutine a annoncé mercredi la «mobilisation partielle» d’une partie de sa population pour aller combattre en Ukraine, des vidéos postées sur les réseaux sociaux montrent des hommes montant dans des cars et faisant leurs adieux à leur famille pour partir au front, dans de nombreuses villes du pays.

10h24

Pour Emmanuel Macron, «la Russie est en train de s’isoler sur le plan diplomatique». Interrogé au micro de BFMTV lors de son retour en avion de New York, le président français a notamment déclaré : «Il y a une escalade de la part de la Russie, d’une part la mobilisation partielle, et ce discours belliqueux, cette menace qui a vocation à rappeler que la Russie est une puissance dotée (de l’arme atomique, ndlr). Notre devoir est de tenir notre ligne, de protéger l’Ukraine comme on le fait». Le chef d’Etat a toutefois tenu à rappeler que la France n’était pas en guerre avec la Russie et que son rôle n’est pas d’aider «à pouvoir agresser la Russie».

9h53

Pour Vladimir Poutine, une déclaration de guerre aux airs d’aveu de faiblesse ? Ceci est bien une guerre. Mercredi, au matin du 210e jour d’une «opération spéciale» qui a fait des milliers de victimes civiles et militaires, jeté des millions de personnes sur les routes de l’exil et réduit des dizaines d’agglomérations à l’état de ruines, Vladimir Poutine a fini par appeler les choses par leur nom, et rendre des oukases en conséquence. Lire l’analyse de notre journaliste, Veronika Dorman.

9h43

L’Ouzbékistan met en garde ses citoyens contre le risque de rejoindre l’armée russe. Alors que la Russie offre une procédure de citoyenneté accélérée aux étrangers qui rejoignent son armée et que l’Ukraine a déclaré avoir capturé des Ouzbeks combattant aux côtés des Russes, le procureur général de la nation d’Asie centrale rappelle que «les personnes qui se battent dans des conflits militaires à l’étranger s’exposent à des poursuites pénales en vertu de la loi ouzbèke». Venus des cinq anciennes républiques soviétiques, près de quatre millions de saisonniers centrasiatiques travaillent en Russie et transfèrent des devises qui font vivre des villes entières. Alors que cette manne s’est tarie depuis le début de la guerre en Ukraine, nombre d’Ouzbeks sont désormais attirés par les salaires promis par l’armée russe.

9h00

Les Russes hantés par le spectre de la mobilisation. Devant un commissariat militaire du nord de Moscou, mercredi, des jeunes hommes sont venus chercher leur «billet militaire», un document officiel d’appartenance à l’armée. «Je comprends qu’il y a un danger pour la Russie, que les habitants du Donbass nous ont demandé une protection. Si on m’appelle et qu’on me demande d’y aller, j’irai», expliquait Alexandre, 23 ans. Mais c’est plutôt un vent de panique qui souffle sur la Russie. «Bonjour tout le monde, savez-vous s’il est encore possible de traverser la frontière avec la Géorgie ?» demande une femme. Lire le reportage de notre correspondant à Moscou, Paul Gogo.

8h48

Qui est Viktor Medvedtchouk, proche de Poutine libéré dans l’échange de prisonniers ? Douzième fortune d’Ukraine, pesant près de 620 millions de dollars (plus de 570 millions d’euros) selon le magazine Forbes, Viktor Medvedtchouk, 67 ans, l’homme de Vladimir Poutine à Kyiv, est aussi le parrain de sa plus jeune fille. Longtemps toléré dans les cercles politiques ukrainiens, considéré comme un interlocuteur incontournable dans le dialogue avec le Kremlin, Viktor Medvedtchouk est l’un des principaux opposants au régime ukrainien. En mai 2021, il est assigné à résidence après avoir été inculpé de «haute trahison» et de «tentative de pillage de ressources naturelles en Crimée». Après sa capture par les forces ukrainiennes le 13 avril dernier, le Kremlin avait, dans un premier temps, balayé la perspective d’échanger cet ex-député contre des soldats ukrainiens. Lire notre profil.

8h34

Plusieurs pays dénoncent la «militarisation» de la centrale de Zaporijia. Dans une déclaration conjointe adoptée à l’issue d’une réunion à New York, les ministres des Affaires étrangères d’Allemagne, du Canada, de France, d’Italie, du Royaume-Uni et d’Ukraine mais aussi des représentants de la Corée du Sud, des Etats-Unis et de la Suisse s’inquiètent de «la saisie et la militarisation par la Russie de la centrale nucléaire de Zaporijia, la cause fondamentale des menaces actuelles sur les plans de la sûreté et de la sécurité nucléaires». Cette déclaration intervient alors que les autorités ukrainiennes ont accusé mercredi la Russie d’avoir à nouveau bombardé le site de la plus grande centrale nucléaire d’Europe. Pour le moment, aucun accord n’a été trouvé sur la mise en place d’une zone de protection autour de la centrale.

7h57

Des commandants d’Azovstal transférés en Turquie. Dans le cadre de l’échange de prisonniers, cinq commandants militaires, dont des chefs de la défense d’Azovstal, ont été transférés en Turquie. Aux termes d’un accord avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, ces personnes resteront dans le pays «en sécurité absolue et dans des conditions confortables» jusqu’ «à la fin de la guerre», a expliqué le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Ils vont toutefois pouvoir y rencontrer leurs familles. Les négociations sur leur échange ont été «les plus longues, les plus difficiles», a ajouté le chef d’Etat ukrainien, qui parle d’«opération longuement préparée». «Nous allons tout faire pour sauver tous ceux qui se trouvent en captivité russe», a encore promis Volodymyr Zelensky, selon lequel parmi les prisonniers échangés, il y a des femmes enceintes.

7h34

Plus important échange de prisonniers entre Russie et Ukraine depuis le début de la guerre. Malgré la pression encore montée d’un cran avec l’annonce de la «mobilisation militaire partielle», les deux belligérants sont parvenus à un accord d’échange de prisonniers. «Nous avons réussi à libérer 215 personnes», a déclaré mercredi soir à la télévision le chef de l’administration présidentielle ukrainienne Andriï Iermak. Kyiv a notamment récupéré 188 «héros» ayant défendu l’aciérie Azovstal à Marioupol, dont 108 membres du régiment Azov.

La Russie a récupéré 55 prisonniers dont l’ex-député Viktor Medvedtchouk, un proche du président russe Vladimir Poutine, accusé de haute trahison en Ukraine, a précisé Volodymyr Zelensky dans son adresse quotidienne. Dix prisonniers de guerre – y compris cinq Britanniques et deux Américains -, dont le transfert de Russie en Arabie saoudite plus tôt dans la journée dans le cadre d’un échange entre Moscou et l’Ukraine avait été annoncé par la diplomatie saoudienne, font partie de cet échange, a-t-il relevé.

7h00

De nouvelles sanctions de l’UE et une aide militaire encore accrue. Le Haut représentant de l’UE pour la politique étrangère Josep Borrell a affirmé mercredi soir que les 27 examinaient de nouvelles sanctions contre la Russie. Le patron de la diplomatie européenne a fait cette déclaration à l’issue d’une réunion extraordinaire informelle des ministres des Affaires étrangères de l’UE à New York au cours de laquelle ils ont adopté une déclaration condamnant «avec force la dernière escalade de la Russie». «Nous allons continuer à augmenter notre aide militaire et étudier de nouvelles mesures restrictives» contre la Russie, a-t-il affirmé.

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